Lettre aux… gens qui fêtent leur 30 ans

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Regardez comme notre bonheur est spontané ! Je m’y attendais tellement pas  ! (NON)

A toi,

Toi qui as bavé année après année devant les photos insta de ces copines qui posent en rang d’oignons, dos à la caméra, les bras levés, exhibant leur petit cul dans un short en jean trop petit  et leur t-shirt #TeamJennifer à l’objectif. Un événement spécialement dédié à toi, toi et toi seule. Une bouée licorne, un hashtag à ton nom, une vidéo Boomerang de toi qui souffle les bougies…. quelque chose de so instragrammable sinon rien. Bref, tes 30 ans c’est un peu ton EVJF, et vu que tu es trop independant woman pour te marier, il faut bien se rattraper aux meubles. Tes 30 ans seront in, ou ne seront pas, point.

Un seul objectif : envoyer du lourd

Ce n’est un secret pour personne : plus il y a de monde inscrit à un événement Facebook, plus ça en jette. Car tout le monde veut être copain avec la star du lycée, celle qui compte le plus d’amis parlant de langues différentes sur son mur FB (« So excited! Can’t wait to see you at your birthdayyyyy! »).  Finalement, « seulement » une vingtaine de personnes feront le déplacement pour ton anniversaire. Il faut reconnaître que ce Airbnb XXL au fin fond de la Normandie avec option « edge » faisait un peu loin pour tes amis japonais et berlinois. Mais ce n’est pas grave, on t’aime,  alors tant pis si tes amis provinciaux devront  se manger 6h d’autoroute et dépenser 100 balles aller-retour pour tes 30 ans. C’est ça l’amitié après tout. Participer à la cagnotte Leetchi ? No souci, ça fait partie du game. Quoi de plus normal que de casser son PEL   pour participer à l’achat de ce petit sac de créatrice-parisienne-bobo à 280 boules. Quand bien même les penderies de ton micro appart parisien dégueulent déjà de 301 sacs du même genre. Mais là n’est pas la question.

C’est cher. Mais c’est ta BFF. Mais c’est cher putain

Non, la question c’est : comment est-il possible de s’emmerder autant à ce genre d’événement hors de prix ? Je comprends bien ce désir-  si pur et si naïf ! –  de vouloir réunir en un même lieu sa clique de copines parisiennes jusqu’à l’os et sa bande de copains d’enfance de la cambrousse qui a fait des pieds et des mains pour faire garder leurs chiards pondus avec leur crush de lycée. J’avoue, c’est plaisant de réunir toute la meute, d’y incorporer des gens rencontré ici et là de ses pérégrinations Erasmus (et ne connaissant pas un pèlerin du week-end). Mais il faut être zinzin pour croire que ta copine Rosie de primaire, employée chez Super U de 75 kilos, va copiner avec  Caro, chef de projet web qui vient d’acheter à Boulogne-Billancourt. Chérie, tu devrais savoir qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes sales. Et désolé, mais tes saladiers de punch « Marque Repère » (pour amortir le prix démesuré de ton airbnb avec vigile et piscine) n’y changeront rien. Pas la peine d’insister, tes potes geek du terroir aux cheveux sales ne feront pas la chenille avec les girls de Bastille. Peut-être aurait-il fallu organiser des jeux, des activités d’équipe pour essayer de briser la glace entre les classes et les genres. Peut-être aurait-il fallu que tu passes un peu plus de temps avec tout un chacun, pour que nous, copines piochées ici et là, on ne s’ennuie pas comme des rats crevés. Peut-être.

Ta copine Carmen de Madrid qui connaît personne

Par exemple, avais-tu vraiment besoin de passer 2h46 dans la piscine à prendre des polaroïdes Instax avec ta clique parisienne que tu vois toutes les semaines ? Peux-tu dire si Jessica, ta pote du sud de la France qui ne connaissait personne s’est amusée ? Et Hugo, ton BFF parti en road trip en Asie qui est revenu au pays spécialement pour Madame ? Parce que ça serait tellement bien s’il pouvait venir ! Et guess what ? Le seul moment où vous avez eu 5 minutes pour parler, c’est quand tu lui as demandé de cuire 3 kilos de pâtes.

« Trop contente de te voir ! Surveille le minutage des pâtes stp, salut »

Alors oui, bien sûr, l’important c’est que toi, tu te sois amusée. On n’a pas 30 ans tous les jours et les gens sont assez grands pour se gérer. Assez grands du moins pour se resservir en punch Marque Repère pour essayer de noyer leur ennui et de faire semblant de s’amuser. Et ce, afin de patienter jusqu’à la remise de ton cadeau Leetchi. L’heure fatidique, le dernier espoir d’accrocher ton regard, d’avoir un semblant d’attention, de gratitude. Les bougies soufflées, ta clique de Parisiennes tout sourire te remettent ton petit sac de bobo, sans un mot, sans préciser une seule seconde qu’il n’y pas que ces 5 branleuses qui ont mis la main au porte-monnaie. Clou du spectacle : tu les remercies… elles. Après tout, c’est avec elles et personne d’autre que t’es allé faire ta liste de mariage du repérage. Quelle surprise !

En attendant, ton couple d’amis normands rentre chez eux pour libérer la baby-sitter. Ta copine Rosie du primaire part se coucher, même s’il n’est que 23h30. Tu t’en rends à peine compte. Pour cause, tu es au photobooth à jouer avec une fausse moustache engluée sur un batônnet (so 2015). Hugo, lui, retiendra son road trip écourté pour l’anniversaire de sa BFF qu’il voit 2 fois par an.

Mais tout ça on s’en fou. L’important c’est demain, quand tu posteras sur ton Insta 3-4 photos choisies pendant 35 minutes. 3-4 photos séléctionnées parmi les 453 images échangées sur le groupe Whatsapp créé spécialement pour l’événement. L’important c’est ces clichés bucoliques d’une super soirée avec airbnb, piscine et fanions. L’important, c’est ces Parisiennes belles à croquer et cette légende pleine de générosité  : « merci les amis pour cet anniversaire inoubliable ❤ ».

Après tout, Insta ne ment pas.

Love.

Une fille Perchée

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Peut-on sortir avec un mec d’une classe sociale différente ?

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Concrètement ça aurait dû être moi

Brun aux yeux noirs, 1m80 minimum, Bac+5, cultivé, hilarant, bref CSP+. Voilà en quelques mots le condensé de ma shopping list de l’homme idéal épinglé sur mon frigidaire. Et pourtant, force est de constater que depuis bientôt 3 mois je sors avec un blond aux yeux bleus, 1m63, Bac Pro, pas cultivé MAIS hilarant. WTF ?

Moi, rejeton de classe moyenne

Et oui, qui l’eût cru, sous mes airs de duchesse, se cache en fait une blondinette élévée au bon grain par des parents cadres. Je suis ni plus ni moins que l’enfant du peuple, soit de la classe moyenne, selon la dénomination en rigueur issue des Trente Glorieuses (point Stéphane Bern). Pas de cuillière en argent dans la bouche, mais des vacances camping, des sapes Jennyfer et des soirées devant les Inconnus et Mr Bean. Malgré mon background catholique, je fais mes études dans le public (j’étais harcelée dans le privé) avec les roturiers. Mes résultats sont moyens, mais les années passent et je me découvre un tempérament d’ambitieuse. J’ai les dents qui rayent le parquet. Je veux être journaliste cinéma, vivre à Paris. Je veux vivre au-dessus de mes moyens, faire des afterworks en buvant du vin rouge dans des verres plus grands que moi et déguster du fromage à même la planche. Ce que je ferai des années plus tard.

Mon modèle

Mon petit parisien à la black card
Mais revenons plutôt aux garçons et à cette année de césure en Angleterre dans le cadre de mon Master. Cette année qui a tout changé. Jusqu’alors, j’étais toujours sortie avec des mecs de mon milieu moyen, de province. Et puis, il y a eu Ugo. Ugo, ce petit blond (tiens tiens) issu de la bourgeoise parisienne avec ses petits polos, ses beaux yeux bleus (tiens tiens !!) et son charisme affolant. A cette époque (quand j’avais 21 ans), mon style gothique commençait – enfin ! –  à s’évaporer. Avec le recul, je ne comprendrais jamais comme un type pareil s’est retrouvé attiré par moi. Peut-être avait-il besoin de reconfort, d’une bonne âme à qui parler (le pauvre petit venait de se faire larguer). Quoi qu’il en soit, lui et sa carte bancaire noire m’ont donné le goût des belles choses. J’ai découvert des plaisirs d’esthète en sa compagnie : le charme coquet des restaurants hauts de gamme, les vins de qualité, les discussions profondes… Aucun retour n’était désormais possible. J’étais montée trop haut. Et tout le monde sait qu’une fois qu’on monte, il est impossible de redescendre. On est contaminé au beau, au confort, au meilleur. Impossible de resortir avec des mecs moyens dont le plaisir se résume à aller au MacDo après être allé voir un film en VF au cinéma du quartier.

Mon nouveau moi, tout en modestie

A la recherche du bon parti 
Soyons honnête, mon personnage de fille vénale est poussif. C’est une image que je me donne. Mais je mentirais si je disais que je pourrais sortir avec un mec sans le sou. Parce qu’en tant que professeure de 30 ans, je n’ai ni l’envie ni les moyens d’entretenir quelqu’un. Sans chercher le prochain Bill Gates, j’aspire à des plaisirs qui nécessitent des deniers : vêtements et maquillage de marque, voyages, bon restaurants… Au-delà de ça, ma culture – que j’entretiens avec une rigueur à la limite de la névrose – me pousse naturellement à apprécier des mecs qui ont fait de longues études et donc pèsent leur paquet de dollar sur la balance (CQFD). Des mecs que j’admire, qui m’impressionnent, je l’avoue.

Moi quand je passe en revue les prétendants

Les CSP+ de l’échec
Pourtant, si je regarde dans le rétro, aucun CSP+ répondant à mes critères ne m’a rendu heureuse. Ils avaient beau partager le portrait-robot du mec idéal (Bac+5, beau garçon, intelligent, cultivé et riche), ils avaient tous ces merveilleuses qualités en commun : individualiste à tendance égoïste, pas franchement drôle et avec un bon paquet de névroses à revendre (entre les classiques mommy isssues et l’impossibilité de développer le moindre sentiment). Bref, ils avaient beau m’offrir des chouettes restos/hôtels, je m’ennuyais ferme. C’était  incompréhensible ! Ces mecs-là partageaient ma culture, mes références, mes valeurs et mon mode de vie. Et pourtant… je m’ennuyais. Inconsciemment, je me mettais la pression. Parce que je voulais absolument que le mec m’aime. Parce que j’avais peur d’être moi-même, qu’ils découvrent que je n’étais qu’une fille moyenne. Même si eux aussi, le plus souvent, leur origine était « moyenne ».

Moi au resto avec mes CSP+

Mon petit blond à la carte bleue
Et puis, j’ai rencontré mon petit blond aux yeux bleus sur Tinder. Il monte son projet de café hipster. Il vit modestement mais, comme moi, il aime les belles choses. Il n’a pas fait d’études et en souffre : il culpabilise quand il ne comprend pas ce que je lui raconte. Et moi, ça me frustre un peu de de pas pouvoir faire des références qu’il ne saisirait pas. Je lui apprend plus qu’il ne m’en apprend, et parfois ça me pèse. Mais il me fait rire. Il est généreux dans ses sentiments, dans sa personne, dans les moments avec moi. Il parle bien, avec intelligence. Et puis surtout, surtout, on partage des hobbies, ce qui n’était pas forcément le cas.

Il me fait rire je vous dis

Il me fait rire je vous dis

Disons les choses sans langue de bois : parfois, sa classe sociale basse m’effraie. Parce qu’on a pas le même registre de langue, parce qu’on a pas grandi avec les mêmes codes de savoir-vivre. Du fait de notre éducation différente, certains de ses actes me choquent par leur grossierté au regard de « mon référentiel de politesse ». De même, vu que je gagne plus que lui, je paie plus de choses et la différence de taille (12 cm quand même) me dérange malgré moi. Que voulez-vous, les habitudes ont la dent dure. J’ai du mal à renoncer à certains critères de « sélection » enracinés au fond de moi (un job confortable, une culture foisonnante, une taille « acceptable »…). Si je le quitte, je perds de très belles choses, rares. Si je reste, j’ai peur de ne jamais atteindre l' »Amour ». Est-ce que nos différences de classe sociale s’aplaniront à la longue ? Est-ce que l’on sera un jour à niveau ?

Love.

Une fille Perchée

Lettre aux… personnes qui vont au cinéma (avec moi)

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Ça pourrait être toi et moi. Sauf qu’en vrai je préfère l’écran

A toi,

Toi qui a accepté de m’accompagner voir le dernier Xavier Dolan alors que les critiques sont calamiteuses. Toi qui te retrouves à faire la file pour le dernier 50 nuances de Grey alors que tu n’as pas vu les deux premiers. Toi qui accepte un ciné parce que tu veux me faire plaisir, me plaire, me mettre dans ton lit, ou les trois à la fois. Sache que si tu t’engages à aller au cinéma avec moi, temple du 7ème Art que je vénère et idolâtre, tu devras respecter un bon nombre de règles.

Pour certains, la première impression est déterminante. Pour moi, c’est ta capacité ou non à te pointer en avance au cinéma. Gare à toi si tu oses me faire piétiner devant mon sanctuaire, l’oeil furieux vissé à ma montre. Si tu arrives pile à l’heure de la séance (21h), il est fort probable que pour gagner du temps j’ai déjà acheté les places en te maudissant dans ma tête sur trois générations. Si tu arrives en retard en t’excusant, rassure-toi, tes excuses n’y changeront rien. Tu auras perdu 100 points mais gagné la note du restaurant, du bar et tutti quanti. Tu te permets d’afficher une démarche nonchalante accolée à 10 minutes de retard ? Et ce, soi-disant parce qu’il y aurait  « 15 minutes » de pub « lol » ? Autant me cracher dessus. Sache que c’est mon respect, ma considération et mon estime que tu perds avec ces 15 minutes. Sans compter qu’avec ton inconscience, on va sûrement hériter des places dans les coins ou aux premiers rangs. Joli travail.

Judging you so, so, so hard babe

Car vois-tu, j’adore les pubs au ciné. J’ai encore ce souvenir ému de la pub Guerlain, petit chef d’oeuvre de presque 6 minutes, niché au fond de mon coeur. Tout est plus beau, vibrant et touchant dans une grande salle noire. Bien sûr, tu as le droit de me glisser quelques mots pendant ce prologue commercial. Mais pitié, évite de te lancer dans des grandes envolées émotionnelles sur ta vie, sur les problèmes avec ton mec, sur la leucémie de ta soeur ou sur tes intrigues d’open-space. Aussi passionnant sois-tu, il est fort probable que tu aies droit à a des grommellements préhistoriques en guise de réponse. A des coups d’oeil furtifs au mieux, de peur de paraître malpolie. Bref, je vais me sentir obligée de faire des allers-retours visuels entre l’écran et toi et c’est fort désagréable. Et ce qui vaut pour les pubs, vaut, vien évidemment, pour les bandes-annonces. Même si oui, bien sûr que je l’ai déjà vue celle-là. Oui, c’est vrai, je n’irais sûrement pas voir ce film avec Thierry Lhermitte, mais… mais… laisse-moi.

Mais tu vas te taire oui ?

Sinon, j’espère que tu ne penses même pas à consulter ton smartphone en plein film. En un mot : vulgaire. Oh, j’oubliais, si tu es un homme et que tu veux gagner des points, rien de plus simple : met ta main sur ton genou pendant la séance ou prend-la-moi (la main). En romantique biberonnée aux romances US, ce genre d’attention me donne juste envie de t’épouser.

Autre chose, pas la peine d’insister, il est inenvisageable d’aller voir un film en VF. Sache que je te jugerais très fort si tu le proposes. Tu veux prendre la poudre d’escampette à peine le film fini ? N’y pense même pas, à 9 euros la place, tu penses bien que je veux me prélasser dans l’émotion post-film jusqu’à ce que l’employé nous assassine du regard, lui et sa balayette-pelle-mobile. Autrement dit, ne compte pas me presser : je ne partirais pas tant que je n’aurai pas vu le nom de baptême de TOUS les stagiaires au générique. De même, rien n’est pas plus désobligeant que quelqu’un qui sort de la salle comme si de rien était, façon sociopathe, sans échanger sur le film, sans une parole, sans une émotion. A la manière d’un touriste qui rêve d’un burger au sortir d’une visite du musée sur la Shoah. Bref, finalement, si tu aimes vraiment le cinéma, tu sais tout ça, alors : invite-moi.

Love.

Une fille Perchée

Pourquoi je déteste les débuts d’une relation

Tout… va… bien

« Mais c’est merveilleux les débuts d’une relation ! C’est ce qu’il y a de meilleur ! » dixit 99% des gens. Vous l’aurez deviné : je suis le 1% restant. Car oui, j’ai la chance d’avoir rencontré un garçon qui me plaît énormément. Et oui, si j’écris cet article un samedi soir et que jai eu l’idée de ce sujet cela veut dire que tout ne se passe pas comme prévu.

L’angoisse de l’incertitude
Pour les filles comme moi qui bénéficient de la formule 3en1 (névroses-angoisses-sensibilité), autant dire que se rendre à l’évidence qu’on aime BEAUCOUP quelqu’un est loin d’être rassurant. Est-ce que je lui ai plaît « vraiment » ? Est-ce qu’il me considère comme sa copine ? Comment est-ce qu’il voit l’avenir ? Est-ce qu’il est fiable ? Pourquoi il ne me donne pas de news alors qu’on était censé se voir ? 314 questions sans réponse par minute. Voilà le lot quotidien d’une angoissée à fond sur un mec. Alors oui, pour certains c’est trop génial cette espèce de doute qui plane en permanence lors des débuts. Rien n’est acquis blablabla c’est excitant blablabla. Vous me direz « bah si tu es rongée de questions, pourquoi ne pas les lui poser ?  » La blague. Si les mecs ne prenaient pas leurs jambes à leur cou dès qu’on les interroge sur les sentiments, l’avenir ou le statut d’une relation ça se saurait. Pas besoin d’avoir inventé l’eau chaude pour le savoir. Et puis tant qu’à boycotter sa propre relation, autant mettre les pieds dans le plat hein. « Hey, excuse-moi hein, mais vois-tu, je suis assez sensible, alors sache que tu vas devoir souvent me rassurer ».

Trop de questions trop de questions trop de questions

La montagne russe des émotions
Pour une émotive, les débuts d’une relation sont très compliqués à gérer. Personnellement, je change d’humeur 100 fois par jour. Le plus souvent, c’est tout blanc ou tout noir. Le coeur qui s’accélère à en perdre les pédales, les hormones en rave party, la douleur étranglante du manque… autant dire que le commencement d’une histoire me plonge dans une essoreuse à salade à taille humaine. A cela s’ajoute une pression professionnelle qui, actuellement, rajoute du kérosène sur les braises de mes émotions. Alors oui, les papillons dans le ventre c’est coolos. Mais je suis prête à y renoncer easy si on m’enlève aussi l’aigreur du manque de l’autre ou encore la fébrilité lorsque le ton monte légèrement entre lui et moi (est-ce que cette légère brouille par SMS va impacter notre relation naissante ?).

Je l’adore mais je vais mouriiiiiiiiirr ouaaaiiss

La volonté d’impressionner l’autre
En perfectionniste control freak en puissance, je dois avouer que tout dans ma vie quotidienne est réglé façon troisième Reich. Du coup, quand je rencontre quelqu’un qui m’attire follement, j’en profite pour m’auto-rajouter une bonne portion de pression. Même si la personne en face de moi est complètement décontract’ voire je-m’en-foutiste de son côté. Que voulez-vous, c’est instinctif chez moi. Conséquence : j’en deviens coincée de la fesse tellement je veux être au top. Gestuelle réfléchie, anecdotes triées sur le volet, mimiques étudiées, choix orienté de la playlist, jusqu’à la disposition de mes affaires près de mon lit. Tout doit être par-fait. Je veux que l’homme soit épaté, sous le charme, qu’il tombe amoureux, que sais-je. En un mot, c’est épuisant. Je n’ai qu’une envie : faire avance rapide dans la relation pour être charmeuse certes, mais en grenouillère pilou-pilou.

Tout est pensé vous dis-je. TOUT.

La difficulté de faire confiance
Quand on atteint un certain seuil kilométrique et qu’on est encore seul(e), cela veut souvent dire qu’on en a essuyé des désillusions, des échecs et que son coeur ressemble à un tableau de Picasso. En ce qui me concerne, mon expérience et l’état actuel du marché ont rudement éraflé ma confiance envers l’autre sexe. Résultat, quand je m’entiche d’un nouveau garçon, je le scrute en chien de faïence un bon bout de temps avant de baisser la garde. Le problème, c’est qu’au moindre faux pas du (gentil) garçon, au moindre malentendu, je fais deux pas en arrière. Cela suffit pour que le doute, tel un herpès géant (#poète), vienne s’implanter dans ma tête. C’est ainsi qu’après un léger accrochage par SMS vendredi soir, j’ai passé la journée du samedi (aujourd’hui donc) à me ronger les sangs car monsieur ne me donne plus de nouvelles. Peut-être qu’il est simplement débordé. Peut-être qu’il boude. Si c’est le cas, comment faire confiance à un mec qui se mure dans le silence au moindre accroc ? Bref, j’ai besoin de preuves, qu’on montre plusieurs fois patte blanche pour être sûre que je n’ai pas affaire à un escroc ou à un clown.

Alors oui messieurs dames il y a un côté touchant dans les débuts. Mais à 29 ans, on a plus envie de se planter. On est épuisé des sites de rencontres, de la peur de l’échec, du jeu cruel de la séduction (à prendre ou à laisser). Alors, vivement le milieu.

Love,

Une fille perchée

De la difficulté de… gérer un post-traumatisme attentats

Moi, grande courageuse des attentats MDR

Je ne suis ni victime, ni une traumatisée. Je n’ai connu personne de touché. Et pourtant, je n’ai pas trouvé d’autres mots pour signifier cette sensation qui me paralyse lorsque des circonstances type « attentats » se produisent. Syndrome post-traumatique ? Beaucoup trop fort. Mais… quoi d’autres ?

13 novembre 2015 : attentats de Paris. 
Parisienne, je ne suis qu’à une poignée d’arrêts de métro du lieu tragique. Bien sûr, je suis ébranlée par cet événement sanglant. Surtout qu’il a lieu dans une zone que je connais très bien : celle de mon ancien boulot de pigiste. Toute la nuit, les hélicoptères vrombissent au-dessus de mon appartement. BFM tourne en fond. Le lendemain matin, avec une copine, on tente de trouver un Sephora ouvert pour se changer les idées. On est à côté de nos pompes, mais je ne connais aucune victime : j’ai de la chance.

Le sens des réalités donc

14 juillet 2016 : attentats de Nice. 
Je vis à Cannes. Avec mon BFF parisien (descendu pour son anniversaire), on décide d’assister au feu d’artifices à Nice avec un ami Belge. Niveau timing, on est serré. On part de Cannes à l’arrache pour se rendre sur la Promenade des Anglais. On doit rejoindre une amie sur place. Mais on arrive trop tard, le feu d’artifices est terminé. Tant pis, on rejoint les rangs de la foule d’enfants, de vieillards, de familles, de touristes le long du bord de mer. On est pressés, mais la foule est compacte, et doubler s’avère compliqué. Puis, un bruit. Et la foule derrière nous commence à courir. Perso, je marche, soupirant devant cette paranoïa collective post-13 novembre. Les gens continuent de courir. Mon ami belge me saisit par la main et me force à galoper à mon tour. Les gens partent dans tous les sens. Certains laissent leur poussette voire une tong en plein milieu de la promenade. On se retrouve devant la grille très haute d’un jardin public. Mes amis grimpent. Je reste en bas. Je suis en robe longue blanche et… je n’ai pas de culotte. Je ne suis pas terrorisée bizarrement, au contraire : une puissante dose d’adrénaline se répand en moi. Je me sens invulnérable. A ce moment précis, on ne sait pas encore ce qui se passe. Des kamikazes ? Un tireur isolé ? Je reste prostrée dans un angle près de la grille. Mes amis me hurlent de grimper. Au bout de la petite rue, une voiture de police à l’arrêt avec des policiers planqués derrière en gilet par balles. Je ne bouge pas. Je reste coincée. Avec le recul, je me dis que j’aurai été maligne si un tireur avait débarqué à ce moment précis.

Bref. On réussit à rentrer à Cannes. Je vais bien. Je ne suis pas en larmes. Je ne fais pas de cauchemars. Au contraire, avec mon BFF, on n’arrête pas de déconner. Demain, c’est mon premier jour de travail.

Grimper avec une robe longue hippie ? Serioulsy ?

5 mars 2017 : exercice « alerte intrusion »
Je suis professeur dans un collège. Un nouvel exercice vient s’ajouter à la suite de la fameuse « alerte incendie ». L’exercice « alerte intrusion » consiste à appliquer une procédure de sécurité avec sa classe en cas d’intrusion d’un tireur dans l’établissement. Ce jour-là, je suis avec ma classe de troisième. L’alerte sonne. Je suis prévenue. On ferme les rideaux, on éteint les lumières et on bloque les portes contre des tables. Les élèves et moi-même sommes par terre, dans le noir. L’établissement est plongé dans le silence, si ce n’est cette sonnerie qui vrille les tympans. Un « acteur » passe dans le couloir, tambourine contre les portes pour simuler la dite intrusion. Enfin, un haut-parleur nous annonce que l’exercice est terminé. Les élèves rigolent. Moi, je suis presque tremblante. J’ai le coeur affolé et une envie de pleurer qui me surprend. Je réalise pour la première fois que je ne suis pas si indemne que je le crois.

Sauver les apparences sauver les apparences sauv…

15 décembre 2018 : manifestation des Gilets Jaunes
Samedi, 15h. Comme beaucoup, je n’ai pas d’autres choix que de profiter de ce samedi pour faire mes achats de Noël. Le temps est horriblement humide et froid. Je croise quelques Gilets Jaunes, épars. L’atmosphère est calme mais suffisamment instable pour voir les seuls magasins qui m’intéressaient fermer leurs portes. Je peste. Je change de quartier. Je traverse une grande avenue envahie de Gilets Jaunes (entre casseurs, manifestants, ivrognes, punks et lycéens des quartiers, difficile de faire la part des choses). j’expérimente pour la première fois le gaz lacrymo dans les yeux. Des hurlements agressifs retentissent ici et là.
J’atteins la FNAC avec, devant, les mignonnes maisonnettes du marché de Noël. Soudain, des bruits de tirs. Des projectifs fumants, à haute altitude, fendent l’air. Une marée de manifestants se rabat. Une bande de filles court et manque de me faire tomber. Je me rabat dans un coin. Des gens encagoulés dont ne voit presque pas les yeux passent, ici et là, la démarche belliqueuse. Deux manifestants se querellent avec un propriétaire d’une maisonnette qui ferme les volets de son stand. Des hommes passent en aboyant. Un autre s’écrit qu’ils seront là tous les jours. Je rentre chez moi. Je pleure toute la soirée.

Comment je vois les Gilets Jaunes depuis

Je ne sais pas pourquoi je réagis comme ça, moi qui n’ai pourtant pas peur de la foule. Est-ce que c’est lié à ce maigre « vécu » ? Est-ce que c’est lié à la paranoïa collective ? Au monde actuel ?  Est-ce que d’autres personnes connaissent cela ?

Love,

Une fille perchée

De la difficulté de faire son deuil amoureux en 2018

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L’image que je renvoie VS ce que je ressens à l’intérieur de moi

Moi et le médecin c’est fini. Il n’y a pas grand choses à rajouter. Un soir, la conversation a naturellement dérivé sur la question de l’épanouissement de chacun. Et j’ai craqué. Je lui ai expliqué oklm, dans son sofa très je-suis-médecin-propriétaire-et-j’ai-du-goût, que j’y arrivais pas, que j’y arrivais plus. Moi et ma dignité on est quand même restés debout : tandis que j’énoncais avec un sérieux de sphinx mes raisons, les larmes coulaient lentement sur mes joues dans un effet très tragédie racinienne.

Pas moi concrétement

Un échec à encaisser
Je ne vais pas vous mentir. Le lendemain matin (la fameuse nuit d’adieu qui n’est jamais une bonne idée vous savez ?), je suis repartie la queue entre les jambes. Il était 7h30 du mat, le ciel était humide. Un vrai film français (mais j’avais pas d’imper). Car 6 mois de relation, même s’il n’y a pas d’amour et que c’est toi qui rompt, c’est 6 mois de relation. C’est 312 messages, 23 coups de fils, 45 images échangées (statistiques à la grosse louche), et autant de rires, de restos, de cinéma et d’amis rencontrés. Alors oui, moi et ma dignité on est rentrés à la maison la tête basse retrouver la solitude. Un échec n’est jamais bon.  Ni pour l’ego, ni pour le coeur, ni pour ta housse d’oreille que tu vas devoir changer plus souvent (if you know what I mean).

Oreiller morve et larmes salées (air connu)

Faire son deuil en 2008
Je me rappelle des ruptures d’il y a 10 ans (hou le coup de vieux). On chialait notre race pendant des semaines. On s’enfermait pendant des heures dans notre chambre. On regardait par la fenêtre l’oeil torve en écoutant en boucle une playlist de chansons tristes. On écrivait dans notre journal intime. On faisait la gueule des jours et des jours. On faisait genre on n’a pas faim. Bref, on prenait notre mal en patience : on savait que ça allait durer plus d’une journée.

Moi, en 2008, écoutant le 1er album de Kyo

Faire son deuil en 2018
Le médecin me manque terriblement. Et même si je sais que j’ai pris la bonne décision, j’éprouve ces vagues de « manque », de mélancolie, parfois, en pleine soirée avec des potes. Tu sais, ces moments gênants où tu as juste envie de lui envoyer « tu me manques » à 00h33 ? Et pourtant, malgré cet état de tristesse tout à fait légitime, je me suis remise par réflexe sur… Tinder. Et ce, 2 jours après la rupture. Non pas pour me taper un mec, mais par automatisme. J’ai ouvert l’application comme j’aurai pris un paquet de Kleenex dans un tiroir. BIzarrement, ce réflexe ne m’a pas fait du bien, au contraire : il n’a fait que me renvoyer en pleine figure mon « manque » pathologique (au sens toxicologique de l’addiction néfaste) d’affection, de reconnaissance du sexe opposé. Les applications de rencontres ont remplacé la bouffe, les chansons déprimantes de Saez, le journal intime caché au fond du tiroir de la table de chevet. Si jadis on acceptait volontier de se morfondre dans des rêveries mornes en regardant le plafond, aujourd’hui l’idée même de rester allongé dans un lit à ne rien faire – si ce n’est penser à son échec amoureux – paralyse, angoisse, effraie. Il faut s’occuper l’esprit, se bouger, ne surtout pas se poser, vivre ou ressentir son deuil.

Et si je me masturbais pour éviter de penser à mon coeur saignant ?

Catalogue 2.0
2 jours après ma rupture, je suis retournée sur Adopte un Mec avec mon faux-compte, par curiosité. Et devinez quoi ? Le Médecin était de retour. Ce qui veut dire qu’après 6 mois de relation, il lui aura fallu 2 jours pour dégainer sa carte bleue et entrer son code à 3 chiffres pour renouveler son abonnement. Autant dire que je me suis sentie cloche. Cloche d’avoir eu l’infime espoir qu’il réfléchisse sur nous, sur son comportement, qu’il me recontacte pour me dire que je lui manquais, et que ça valait le coup qu’il se sorte les doigts pour s’investir dans notre relation. Mais non non. Lui et ses traumas se sont dit  « Fuck, ça fait 5 ans que toutes les meufs me larguent pour la même raison, mais je vais pas travailler dessus, non, je vais plutôt continuer sur ma lancée et aller serrer des petites poules sur Adopte ». Normal. On est 2018, pourquoi s’embêter ? Il n’y a qu’a rentrer 3 numéros pour rencontrer une femme open et consentante. Pourquoi s’enquiquiner à reprendre le brouillon d’une relation, à la retaper, à la customiser, à travailler dessus, quand on peut en avoir une toute neuve à choisir en direct de son sofa ?

Je n’ai pas jugé le Médecin même si ça m’a fait mal. Mais je crois que ce qui me fait le plus mal aujourd’hui, c’est ma génération, cette génération Y qui remplace un être humain par un autre, superpose ses émotions comme des tranches de cheddar dans un burger. Cette impression d’être quelqu’un puis d’être personne, d’avoir l’impression d’avoir compté mais en fait non. D’être remplaçable… en un swipe.

Love,

Une fille perchée

Moi et… le professeur

Le conflit israélo-palestinien ? Une petite bousculade à côté de ma vie amoureuse

Jamais je n’ai eu aussi peu de temps à consacrer à ma vie amoureuse. Entre ma formation, mes cours, mon mémoire, et mes devoirs à la maison, autant dire que je n’ai pas le temps d’aller à la pêche au gros (vous m’aurez comprise). Alors, comment j’ai réussi à attirer dans mes filets un prof sans lever le nez de l’écran gras de mon Macbook ? Mystère. Et je ne parle pas de Mr Chénard, ton prof de lycée bedonnant en velours côtelé qui sentait le tabac froid. Non. Je parle de l’hilarant prof-divorcé-un-enfant (aoutch) qui bosse dans le même bahut que moi. Rewind.

De début septembre…
Lui et moi on est les deux poissons frais nouveaux de l’établissement. Et même s’il est sympa, ma politique au travail est stricte : pas de fricotage entre collègues. Surtout pas pendant mon année de stage où je joue ma titularisation. Surtout pas dans le milieu des profs, où coucheries, ragots, infidélités et guerres intestines alimentent les pauses café. Qui plus est, même si l’individu est vraiment drôle, il a en sa possession de bien vilaines cartes (divorce, enfant, maison à la campagne, références rances et… déo Axe). Bref, tout ça fait que je ne le calcule pas du tout, en bûcheuse concentrée sur le travail que je suis. Et puis, je suis déjà dans une relation amoureuse épineuse qui me donne du fil à retordre. Me lancer dans une relation avec un collègue ? Oubliez l’huile sur le feu, donnez moi un bidon de kérosène que je m’immole de suite.

Trop sérieuse pour marivauder vous dis-je

… à octobre…
Sauf que Mr le Prof a commencé à… m’envoyer des mails cordiaux. Pour cause : il veut s’assurer que je ne me noie pas dans le travail. Charmant. Je suis suspecte vis-à-vis de ses intentions mais après tout, j’ai tendance à me méfier de tout le monde. Soit, je ne m’enflamme pas. Après tout, ses mails sont très pro. J’y réponds. Parce que moi aussi je suis pro. Mais je reste sur le fil du rasoir, autant éviter les sous-entendus inconvenus (parce que je suis pro j’ai dis). Un mail, deux mails, trois mails. Cette correspondance dure toujours à l’heure où j’écris. D’ailleurs, on est passés à Whatssapp. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est toujours très amical. Et c’est ça le plus excitant et le plus perturbant dans l’histoire. Ce flou total. Parfois, je me dis que ce père célibataire trompe sa solitude after-work avec un peu de compagnie virtuelle, ni plus ni moins. D’autres fois, je me dis que derrière ce papa solo se cache un mec qui ne sait absolument pas s’y prendre pour draguer.

Quand il rentre en salle des profs en m’ignorant royalement

… à  novembre.
Le plus bizarre dans l’histoire, c’est qu’il m’adresse à peine un mot au bahut. A vrai dire, il me calcule à peine. Oh, on échange bien ici et là quelques bribes de conversation. Mais c’est toujours entre deux portes entrouvertes. Et puis les vacances de la Toussaint arrivent. Et on s’organise une soirée cinéma. J’appréhende. Parce qu’on a jamais eu de grandes discussions IRL lui et moi. Parce qu’on s’est jamais vus dans le cadre privé, yeux dans les yeux. Au début, je le sens timide. Moi aussi. Et puis, plus la soirée se déroule, plus les langues se délient. Le parallèle avec le Médecin est troublant. Mr le Prof est plus bavard, plus confortable à l’oral, plus drôle aussi. Mais Mr le Prof ne comprend pas mon second degré. C’est un bon gars de la campagne qui ne parle pas mon langage. Celui qui altèrne englisicismes, mots soutenus, et formulations à la mode. D’une certaine manière, cette soirée m’éclate le coeur et me ramène à cette lapalissade : être avec quelqu’un c’est accepter ses qualités et ses défauts. Le quitter, c’est prendre le risque de trouver quelqu’un d’autre avec d’autres qualités, mais pas celles qu’on voulait VRAIMENT, et des défauts parfois… pires. Quelqu’un sait où est le bidon de kérosène ?

Love,

Une fille perchée

L’amour : quand et comment ?

Moi en pleine analyse de mon coeur

Tomber amoureux. Pour certains – et comme le suggère le mot « tomber » – ça doit être immédiat. Si on ne ressent pas dès les premiers instants, les premières heures avec la personne, les battements d’ailes de l’amour en soi, on oublie. Pour d’autres, le « sentiment d’amour » est conçu comme l’achèvement ultime, l’apogée d’une relation qui se construit petit bout par petit bout. Et pour moi ? Et ben, c’est un beau bordel.

L’amour… au coup de foudre
Si je reviens sur mes deux grandes histoires d’amour (2 ans et demi chacune), force est de constater qu’elles ont toutes les deux commencées sur les chapeaux de roues. Avec le premier, on était confidents, BFF fusionnels sur MSN (te moque pas stp) pendant des années avant de se rencontrer IRL. Pour cause, il habitait Paris et moi Nantes. Et pourtant, dès l’instant où on s’est vu gare Montparnasse, ça a été l’évidence. Pour ma seconde relation (aux alentours de 23 ans), une rencontre random dans un bar, un samedi soir. On couche ensemble la première nuit. Je ne me fais pas d’espoirs. Et pourtant, une semaine après, on se revoit et… j’ai des papillons dans le ventre et plus d’appétit. Quant au dernier coup de foudre, c’était l’année dernière. La claque. Conclusion ? Ces trois relations, passionnelles car intensément amoureuses dès le début, m’ont laissé exsangue, sèche comme le désert de Gobi. Car non, contrairement à ce que croit votre pote Magalie et sa grande histoire d’amour fraîche d’1 mois, c’est pas parce qu’on ressent « vite » de l’amour que la relation va forcément être un succès (et bim dans ta face la frimeuse).

Tope-là mon pote

L’amour… progressif
« Pour moi l’amour vient au fur et à mesure. Tu sais c’est le fameux premier ‘je t’aime’. Moi avec Théa, je suis tombé amoureux d’elle au fil du temps. » me confie Charlie, 30 ans. Même avis pour Aurore, 34 ans : « Avec le temps, c’est sûr. Des fois les gens n’arrivent pas à être à l’aise dès le début, et c’est quand ils sont eux même que tu en tombes amoureux ». Dans une société dominée par le swipe où on expulse la moindre personne qui ne rentre pas dans nos cases, est-ce qu’il y aurait finalement encore de la place pour le temps ? Pour cette volonté de voir évoluer en papillon cette larve d’amour ? Cela voudrait-il dire qu’il n’est pas « obligatoire » de tomber instantanément amoureux du mec qui nous renverse du café brûlant sur notre chemise blanche comme dans les films ? « Je pense que devenir amoureux c’est quelque chose qui s’apprend. J’ai besoin de bien connaître la personne. » renchérit Julien, 27 ans.

Quand j’essaye d’écouter mon coeur mais que je pige qu’dalle

L’amour… à 30 ans. 
J’ai bien compris qu’à 30 ans notre vision de l’amour est beaucoup plus chiante saine et solide qu’à 20 ans. On apprend à se méfier du tsunami dévastateur dans sa poitrine, de ce coeur qui bat trop fort pour en être agréable. On a appris, à force de se casser la binette et de morver sur son téléphone, qu’intensité n’est pas – forcément – synonyme de bonheur. D’acc, et maintenant ? Non parce que moi, j’ai mon horloge biologique qui hurle. Ça veut dire que je dois accepter que l’amour « sain » serait une amitié construite s’articulant autour de projets communs cartésiens (l’achat d’une baraque, un week-end airbnb en Bretagne) avec des morceaux de sexe dedans ? Les questions cognent dans ma tête. Est-ce que l’attachement avec le Médecin se transformera un jour en amour ? Est-ce que, avec le temps, mon coeur battra un petit peu plus vite (pas trop d’intensité, malheureuse !) en le connaissant mieux ? Pire : est-ce que je passe complètement à côté d’un mec bien et que je m’en rendrais compte plus tard, seule dans ma grenouillère en pilou-pilou avec les rides du lion me dévorant le visage ? Pour mon amie Julie, 33 ans, « si t’as pas de sentiments au bout du 1er mois, c’est foutu ». Génial. 

Vision de l’enfer selon Dante

L’amour… avec lui ? 
Parfois, on se chamaille tous nus dans le lit. On se pousse, on rigole, on échange des regards complices. Au cinéma, on est main dans la main dans le noir. Quand on regarde un one-man show, il se délecte de mes éclats de rire très francs, lui qui est tellement dans la retenue de ses émotions. Il m’apporte souvent des pâtisseries délicieuses quand il vient chez moi. Dans ces moments-là, j’ai l’impression que je l’aime. Presque. Enfin, je crois. Parce que je suis bien, tout simplement. C’est le confort exquis de quand on commence enfin à bien connaître la personne : la complicité naît, on sait comment faire plaisir à l’autre. Et pourtant… le doute. Je ne vois que les côtés négatifs. Il n’est pas affectueux, il n’est pas sensuel, il n’est pas démonstratif, il n’est pas bavard, il n’est pas…  Pourquoi est-ce que j’ai tout le temps d’être avec lui alors ? Je l’aime ? Je l’aime pas ? Et si je le quittais pour me rendre compte – trop tard, évidemment – qu’en fait ses côtés négatifs étaient peu importants ? Cette question m’obsède. Trouverais-je un autre homme canon, bonne situation, charismatique, ayant les mêmes penchants culturels, cette même lumière psychologique ?

L’angoisse…

Love,

Une fille perchée

Moi et les… toilettes

Toujours aussi séduisante Nicole.

Elle est sérieuse là ? Elle va VRAIMENT nous écrire un article sur les chiottes ? Et ouais les gars. Parce que je suis une fille. Et parce que c’est un tabou qui fait – sérieusement – des ravages. Alors oui, vous lecteurs mecs qui balancez des blagues scato depuis que vous avez l’âge de parler, ça vous dépasse. Vous avez été nourri au South Park, aux blagues « tire sur mon doigt » et aux concours de pets. Mais pour celles qui ont grandi sous le joug du « sois sexy, glamour, délicate et ne mentionne jamais que ton corps peut produire des choses qui ne sentent pas la rose » ben c’est pas la même.

Une fille, des toilettes : ce tabou tenace
Pour beaucoup de femmes, le degré de confort dans une relation se mesure à l’usage qu’elles font des toilettes de monsieur. Pour faire simple, faire popo chez l’homme symbolise le point d’accomplissement d’une relation, la preuve ultime qu’on se sent en totale confiance avec son partenaire, bien dans sa tête, bien dans son corps. L’autre jour, une amie me parlait justement (devant son mec rencontré 3 mois auparavant) du soulagement que ça avait été le jour où elle a levé ce tabou avec lui (elle a une maladie digestive). En ce qui me concerne, même si j’ai un gros blocage psychologique avec ça, je me souviens avec émotion de la manière dont mon ex, sexy mais aussi très nature, avait de décomplexer la chose en me balançant des « Noooonn chérie, va pas dans les toilettes maintenant, je crois que j’ai un problème : je suis pourri de l’intérieur ». Grossier et vulgaire ? Décomplexifiant surtout. Bien sûr, en 2018, jamais au grand jamais, Hollywood ne nous montrera Scarlett Johansson parler de sa victoire fécale autour d’un mojito avec ses copines. Etrangement, la série Sex and the City abordait justement le sujet tel quel en… 1999. Et Carrie de confier à Miranda, Charlotte et Samantha, sa petite victoire en sirotant un cosmo.

Saison 2 épisode 11 – « Je crois que c’est bon signe, je me sens assez à l’aise chez lui pour faire la grosse commission »

L’angoisse n°1 : quand je suis chez un mec
Perso, la seule et unique chose à laquelle je fais attention quand le mec me fait visiter son palace, c’est les toilettes. Il pourrait bien vivre sous l’escalier à la manière d’Harry Potter que j’en aurai rien à secouer. Je veux savoir : quelle taille elles font, où elles sont situées par rapport à la chambre et aux pièces de vie, si elles sont propres et si elles sont intégrées à la salle de bain (plus facile de noyer le poisson, on peut se brosser les dents, se remaquiller toussa toussa). Bref, autant dire que quand je fais le tour du propriétaire, je me transforme en inspecteur des impôts version porcelaine.

Mon angoisse quand il me fait visiter chez lui

L’angoisse n°2 : il a des toilettes séparées, minuscules, et mal placées dans l’appartement
Tu sais ces toilettes qui ressemblent plus à un placard avec un trou ? Celles où une fois à l’intérieur tu as le visage à 10 centimètres du mur d’en face ? Ah, cette merveille sensation d’oppression, ce délectable sentiment d’être emmurée vivante. Tu es là, assise, concentrée, incapable de te détendre à cause de cette claustrophobie qui t’assaille. Du coup, rien ne sort. Et pourtant ma grande, va falloir y aller, car le mec dans la pièce à côté a mis exprès « pause » sur VLC. Rien que pour toi. Ce qui fait que non seulement il n’a pas toute la soirée, mais qu’en plus le silence règne dans l’appart. T’as pas intérêt à te rater. Vite, penser à quelque chose de déstressant. Genre un ruisseau, une fontaine, la Seine, les putains de chutes du Niagara, n’importe quoi. Aaaah voilà… STOP. Arg, c’est quoi cette résonance ? Angle d’attaque à reconsidérer. Mon dieu, c’est sûr, il a entendu ce clapotement aquatique. Ok du calme, rapproche ton bassin du bord sans en foutre partout. Ça coulera sans bruit.

Il va m’entendre je le sais !

L’angoisse n°3 : les toilettes sont presque dans la chambre
Le pire du pire. Le cauchemar absolu. Car non seulement le Médecin a les toilettes citées plus haut, mais en plus elles sont pour ainsi dire dans la chambre. EN FACE DU LIT (je vous jure). Ce qui occulte totalement l’idée d’un levé nocturne. Pourquoi ? Parce que le silence serait absolu. Parce que l’autre se réveillera obligatoirement et profitera non seulement du bruit, mais aussi de la lumière en dessous la porte. Résultat, quand l’heure approche d’aller sagement se coucher, j’élabore un plan mental de la situation. Option n°1 : on est partis pour faire l’amour. Auquel cas, après qu’il reste au lit. Je peux donc faire pipi sous la douche (oh ça va, on l’a tous fait !). Option n°2 : on va faire dodo bientôt. Il faut que m’éclipse pendant le film sans lui demander de mettre pause. Dans tous les cas, je prête une attention trèèès particulière à ne pas trop boire dans la soirée car m’éclipser me gêne toujours énormément.

Quand j’ai pas bu de l’après-midi exprès

L’angoisse n°4 : quand on mange ensemble
J’avais une copine qui me disait qu’elle allait jamais au resto avec un mec car elle avait peur d’avoir envie de faire popo après. D’ailleurs, quand j’habitais avec elle et qu’un de ses mecs venait, elle me demandait de mettre la télé pendant son action décisive dans les waters. En ce qui me concerne, j’adore les restos, donc hors de question de me priver. En revanche, je fais attention à ne pas me goinfrer si je dors avec le garçon. De même, quand je cuisine, je limite les aliments à risque (autant dire que je fais l’impasse sur la choucoutre, vous m’aurez COMPRISE). Si c’est pour passer la soirée en mode grossesse de 4 mois, merci bien. Surtout que moi, j’ai beaucoup de chance la-dessus. En effet, quand je dors, mon corps, ce sale gosse impertinent, en profite pour jouer la macarena et faire ce que bon lui chante sans me consulter avant. Ce qui, selon l’humeur, veut aussi bien dire me faire parler dans mon sommeil, donner des coups à mon compagnon de literie, ou encore laisser filer une flatulence, oklm. Autant dire qu’à chaque fois que je dors avec mon mec, je suis impatiente de connaître la surprise du chef. 

C’est fini. Plus jamais il ne me verra en nana sexy bouhouhou

L’angoisse n°5 : le mystère masculin
A chaque fois que je suis sortie avec un mec, sa capacité à gerer ses humeurs intestinales constituait pour moi une véritable source de fascination. Et vas-y que je te mange deux burgers, une glace, de la saucisse et du café tranquilou pipou, sans souci. Jamais, absolument jamais, je n’ai surpris l’un de mes ex avoir un moment de détente gazeux. Jamais un bruit aux waters, jamais 36 minutes enfermés dans cette boite à chaussures de l’enfer. Jamais. A croire que ce sont eux, finalement, les vraies princesses. En attendant, je ne dirais pas non à un peu de leur magie…

Love,

Une fille perchée

Moi et… le Médecin (suite)

Cliché (rare) de ma vie amoureuse

Septembre. L’heure de faire ses comptes et de dresser l’état des lieux de cet été. Juin, juillet, août, septembre même. Le temps a filé. Je suis partie 1 mois en Thaïlande et au Laos. Mr Médecin est parti en tout 10 jours en vacances durant cette période. Beaucoup de distance, de rebondissements, de rapprochement et d’éloignement. Une véritable phrase de « crash test » pour qui commence à sortir avec quelqu’un à l’aube des grandes vacances.

Juillet : turbulences au Laos
Qu’on se le dise : partir 1 mois loin de son mec (ou de sa nana) c’est pas l’idéal, surtout en début de relation. Ce serrement douloureux dès qu’on le/la voit pas 24h, cette trouille que l’autre se transforme en chien(ne) au bout d’une semaine… De ce côté là, autant dire que j’étais pas en mode « YOLO totale confiance » avec Mr le Médecin (j’avais mes raisons). Mais tant pis, le train de la vie n’attend pas, c’est pourquoi je suis partie 1 mois avec mon BFF en Asie.
Sauf qu’au bout de 4 jours à Bangkok, le tsunami, le tremblement de terre, la grosse tatane dans la figure : Mr Médecin dragouille mon faux-profil Adopte, OKLM. Profil que j’avais checké par ennui entre deux plats de noodles thaï. En pauvre cloche grande optimiste que je suis, j’ai décidé de pousser la discussion plus loin. Après tout, tchatcher virtuellement c’est pas de l’infidélité non ? (une pauvre cloche je vous dis). Et c’est ainsi qu’avec mon BFF on a passé le reste du séjour à jouer double-jeu sur Adopte un Mec. Mon but était simple : voir si Mr Médecin ne faisait « que parler » virtuellement pour tromper l’ennui (et pas que l’ennui apparemment ! Tu l’as ?) ou s’il était près à passer à l’action et à proposer un rencard à mon faux-profil. La tchatche a duré plusieurs jours. Le suspense aussi… jusqu’à ce qu’il tombe dans le piège à loup : « ça te dirait de goûter les meilleurs muffins de la ville avec moi ? ». WAIT. La même phrase d’accroche qu’il a utilisée avec moi ? SERIOUSLY ?

4 jours après mon départ. QUATRE JOURS.

Début août : atterrissage en urgence à Nantes
Of course, je lui ai dévoilé (une partie) du pot-au-rose à mon retour. Je lui ai dis qu’une copine l’avait vu sur Adopte. Je savais qu’il l’avait draguée. Simple, efficace. Le message était clair : je ne voulais plus avoir affaire à lui. Simple, basique. Je m’étais préparée à ce qu’il soit blessé dans son orgueil pour s’être fait choper aussi sottement, et qu’il mette le cap vers d’autres nenettes, en tchatcheur égocentrique pur jus. Après tout, on n’était pas amoureux et il avait déclaré une allergie sévère aux conflits. Sauf que. Au début, il a nié, évidemment. Et puis il s’est emmêlé les pinceaux, mal à l’aise, triste, mais surtout étrangement angoissé à l’idée de me perdre (si si !). Un petit chiot qu’on abandonne sur le parking d’une aire d’autoroute. J’étais pas mieux. En phobique de la solitude, j’ai passé l’éponge en faisant un pacte avec moi-même : « ok tu restes avec ce mec. Mais dorénavant tu le considères comme un sex friend en attendant de trouver mieux. » C’est moche, je sais. Mais la confiance était rompue.

Le nouveau moi

Mi-août : oeil pour oeil, dent pour dent
En nana chamallow biberonnée aux comédies romantiques, j’ai dû me faire violence. Mais j’ai réussi : je me suis détachée. Et ça a marché. J’ai espacé mes SMS, je m’arrangeais pour ne plus faire passer Mr Médecin en priorité, j’étais peu motivée quand il proposait qu’on se voit. Bref, j’ai joué la bitch. J’ai même dragué à côté (sans pour autant passer le cap de l’infidélité). Et puis, il y a eu ce soir. On s’est retrouvés par hasard à la même soirée, chacun avec ses amis. Il m’a dit bonsoir, je l’ai moyennement calculé. Parce que j’avais mon rôle de garce frigide à tenir vous comprenez. Parce que l’endroit pullulait de BG et que je voulais pas griller mes chances aussi (une bitch je vous dis). Vexé comme un pou, Mr Médecin a craqué : il en pouvait plus de mon attitude. On a pris un temps pour se retrouver dans la soirée pour s’expliquer. Et lui, Monsieur-j’arrive-pas-a-exprimer-mes-émotions, de me dire qu’il en pouvait plus de mon éloignement, qu’il ne voulait pas me perdre, qu’il regrettait et tutti quanti. Autant dire que s’éloigner de ses potes en pleine soirée pour avoir ce genre de discussion c’était pas le genre de la maison. J’étais émue.

Bitch à l’extérieur, émue à l’intérieur

Fin août : le piège se referme
J’ai décidé d’abandonner mon rôle à Oscar. Parce que je m’étais attachée bordel ! 4 mois que je connaissais l’animal. Parce que derrière tous ses défauts, j’avais percé un grand mal-être qui, même s’il faisait la taille du Brésil, était touchant. J’ai aussi vu les efforts qu’il avait mis en place pour se rapprocher de moi. Lui qui n’était pas affectueux, il essayait de m’embrasser plus souvent. Lui qui ne parlait jamais de ses blocages émotionnels, voilà qu’il s’ouvrait sur ses angoisses existentielles, son enfance. Oublié les bullshits également. Il a reconnu qu’il avait très mal supporté cet été, la distance, la ville vide, et qu’au moment où je suis partie, bah, mine de rien, ça faisait qu’un mois et demi qu’on se connaissait et que « voilà voilà ». En parano, j’ai quand même checké quelques fois mon faux compte Adopte (il n’a jamais su que c’était moi) : pas de connexion depuis des semaines.

Quand il me fait des confidences

Septembre : re-décollage incertain
Bref, contre toutes attentes, tout ça nous a rapproché. Mais en un sens, c’est pire. Car plus il met de l’énergie à essayer de se « soigner » et à faire des « efforts » pour être tendre, pour ne pas me perdre, plus je me rends compte que l’entreprise est peu naturelle. Me faire des câlins, me dire ce qu’il ressent, la moindre chose « normale » réclame chez lui un travail évident. Et ça brise – un peu – le coeur. Je me retrouve aujourd’hui face à la décision inéluctable de le quitter. Parce que je ne veux pas être le genre de femme qui est en permanence sur le dos de son mec pour qu’il change. Parce que j’attends toujours… de l’amour, senti, ressenti et partagé. Mais pour cela, il va falloir que je souffre un peu. Moi aussi.

(à suivre)

Love,

Une fille perchée